mardi 7 septembre 2010

Mon p'tit monde !

En ce qui me concerne, ça ne fait pas si longtemps que ça que je me suis lancée dans l'écriture, et j'en suis encore à me toute première histoire (alors soyez indulgents ^^').


***

« Au commencement, Dieu créa l'univers, et il créa la Terre où lui et ses Anges vécurent longtemps en harmonie.

Jusqu'au jour où son bras droit, rongé par la jalousie et la soif de pouvoir, se retourna contre Dieu. Il pervertit le cœur de plusieurs de ses camarades et, ensemble, ils défièrent leur Créateur et leurs confrères. Leur haine les rongea jusqu'à les transformer en Démons, mais ne fut pas assez puissante face à l'amour de Dieu, et ils perdirent.

Dieu créa alors l'Enfer, un monde vide, sans vie et sans lumière, dans lequel il jeta les Anges déchus pour qu'ils y errent comme des âmes en peines jusqu'à la fin des temps. Et Dieu en scella l'entrée par une Porte, pour que jamais ils ne s'échappent.

Mais le mal était fait.

La Terre, le royaume de Dieu avait été souillé par la haine, irréversiblement contaminé par le germe du Mal. Alors, Dieu créa les Cieux, où lui et ses Anges purent se retirer, et il sépara la Terre des Cieux par une Porte.

Mais, attristé d'abandonner ainsi la Terre, Dieu décida de la repeupler par une forme de vie capable d'évoluer dans ce monde malgré les influences néfastes. Alors, il créa l'eau, l'air, la terre, puis les plantes, les animaux et, pour veiller sur son jardin, il créa l'Homme à son image.

Et Dieu confia également à l'Homme la tâche de garder les Portes, lui interdisant formellement d'en franchir le seuil tant que la vie terrestre l'habiterait. L'Homme obéit à son Père et s'acquitta de sa tâche pendant fort longtemps, profitant juste des merveilles que lui offrait la Terre, lui permettant de prospérer.

Mais un jour, le Mal qui imprégnait encore la Terre finit par trouver une faille dans un cœur faible. Et un homme brava l'interdit.

Il ouvrit la Porte de l'Enfer, brisant l'équilibre. Et les trompettes sonnant le premier acte de l'Apocalypse retentirent... »

La Génèse, Livre original des Saintes Écritures.

***


Derrière les Portes est une histoire de fantasy qui se déroule donc dans un univers alternatif de ma création. Malgré la mention « fantasy », je tiens à préciser qu'on ne retrouve pas ici de créatures fabuleuses telles que des dragons, des elfes, des sorcières, des magiciens et j'en passe, comme on a le plus souvent l'habitude d'en voir dans les univers de fantasy (pas que j'ai spécialement une dent contre ça hein ^^'). Ce n'est pas non plus de la fantasy pure et dure donc... Mais passons. ><'

De quoi ça parle ? Eh bien, l'histoire raconte les déboires d'une jeune fille du nom d'Hayalee (jusque là, rien de très original XD). La jeune fille en question mène une vie plutôt paisible dans sa ville natale, Karakha, une ville imprégnée de valeurs religieuses et de principes moraux qui feraient presque de leur société une société parfaite. Oui mais voilà, pour ériger ce petit coin de paradis, les hommes sont allés bien loin, beaucoup trop loin... Et cette prospérité cache de sombres secrets (eh ouais, sinon, ce serait pas drôle ;p). C'est ce que va découvrir du jour au lendemain Hayalee lorsqu'elle se retrouve brusquement projetée de l'autre côté de ce joli tableau. Ça et un héritage d'un genre bien particulier qui va la conduire au beau milieu d'une bataille qui la dépasse et dont l'issue décidera peut-être du sort du monde (youhou !). Elle rencontrera bien sûr une foule de personnages (tous plus tordus les uns que les autres) et parcourra son (mon) monde en long, en large et en travers. J'aime autant ne pas vous en dire plus, ce serait vraiment dommage de vous casser le suspense...

Alors actuellement, j'ai déjà (seulement plutôt T.T) écrit une trentaine de chapitres, mais j'ai mis un frein à la suite il y a quelque temps déjà pour réécrire complètement le début (je suis une éternelle insatisfaite ^^).


Allez hop ! Un ch'tit aperçu...


Elle se sentait faible, étourdie, tremblante, sans parvenir à savoir si la terrible vérité qui venait de s'imposer à elle en était la cause ou bien s'il s'agissait du prix à payer pour avoir joué avec le feu. Peut-être les deux.

Très vite, il ne resta bientôt plus que de gros panaches de fumée pour témoigner de l'incendie et, tandis que Saru étouffait tant bien que mal les dernières flammes avec son pieds, Iltaïr s'approcha d'Hayalee. Elle ne tourna même pas la tête vers lui, le regard encore prisonnier par le cercle calciné qu'avait laissé le feu derrière lui. Ce ne fut que lorsqu'il vint s'accroupir devant elle et que sa main se referma doucement sur son épaule que les yeux tout embués de terreur d'Hayalee se posèrent enfin sur son visage.

- Eh, ça va aller ? fit-il d'un ton doux et apaisant.

Il la transperçait d'un regard à la fois intense et inquiet, et elle se força à répondre, d'une voix étrangement rauque :

- Je... je crois, oui.

- Je sais à quel point tout ça peut être déroutant, surtout au début, mais crois-moi, on s'y fait vite.

En cet instant, Hayalee en doutait beaucoup mais elle ne fit aucun commentaire, encore incapable d'articuler une phrase de plus de trois mots.

- Alors, tu comprends maintenant ? continua Iltaïr avec toujours autant de patiente et de douceur, comme s'il craignait de la brusquer. Tu comprends pourquoi il est important que tu ailles dans un endroit sûr ? Tu as le choix Hayalee, personne ne te forcera à partir si tu n'en as pas envie, mais sois bien consciente que si tu restes, ils te pourchasseront sans relâche. Fuir sans arrêt d'un endroit à l'autre, ne pas pouvoir faire un pas sans regarder par-dessus son épaule, crois moi, ça n'est pas une vie...

- Pourquoi... murmura-t-elle, la gorge nouée. Pourquoi ils font ça ?

Il soupira.

- Pour eux, nous ne sommes pas humains...

- Est-ce qu'on l'est ?

Les mots lui avaient échappés, brusques, soudains, absurdes au fond... et pourtant. Pourtant jamais le doute n'avait été si fort, jamais obtenir une réponse n'avait été aussi important qu'en cet instant. L'expression d'Iltaïr s'assombrit et il l'observa gravement pendant de longues secondes avant de souffler :

- Tu en doutes ?


Pour lire Derrière les Portes, c'est par ici.

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